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Histoires d'horreurs

Histoire d'Halloween
La dame blanche
La vieille dame
Le chien
Le livre de votre vie

Marie-Blanche

Pour d'autres histoires macabres et inexplicables, je vous conseille de visiter le site http://www.dark-stories.com/accueil.htm

 

Histoire d'Halloween

Découvrez avant le chapitre 6 qui est le héros - le conteur - de l'histoire.

Chapitre 1
31 octobre.
Halloween.
L'aboiement féroce d'un chien me réveille brutalement.
Il se rapproche. Je l'entends mais ne le vois pas. Il doit être puissant, très puissant.
En fait, je l'avoue, j'ai peur.
Le jour se lève. Le froid matinal de l'automne est humide. Je suis frigorifié, je me sens raide.
L'aboiement se rapproche, s'arrête et puis plus rien … Je respire.
Les arbres bruissent doucement. Au loin, le clapotis du ruisseau qui traverse le parc me rassure .
Ce soir, c'est Halloween.
J'aime Halloween, ses odeurs de friandises, ses cris d'enfants, des cris de joie, des cris de terreur, des bagarres pour un sachet de bonbons, pour un déguisement !
Mais ce que je hais le jour d'Halloween, ce sont ces grands oiseaux noirs, corbeaux ou corneilles, je les confonds. Ils portent malheur. Une légende veut que si une plume d'un tel oiseau tombe entre vos deux yeux, le malheur est sur vous …
Il fait jour. Le soleil se devine dans la brume matinale. Il fait froid et humide.
Un corbeau croasse au dessus de ma tête..
Il perd une plume qui tombe, tombe, tombe … entre mes deux yeux …
Malheur !

Chapitre 2
Malheur !
La plume noire du corbeau est à mes pieds.
Curieusement, sa hampe est tournée vers moi, accusatrice.
Je la fixe. Elle me fixe. Le temps est long. Que me veut-elle ? Que me dit-elle ?
Une brise légère se lève et emporte la plume de malheur. Je suis soulagé. Mais que va-t-il m'arriver en ce jour d'Halloween... ? Que voulait me dire la plume ?
Le jour d'Halloween, ma plus grande joie est de faire plaisir aux enfants. Ils me le rendent bien. J'en oublierai les prédictions noires de cet oiseau de malheur.
Brutalement, une sirène de police troue le silence, derrière moi à gauche. Puis une autre sirène, puis une troisième. Les voitures sont rapides. Pourvu qu'il n'y ait pas d'accident. Les accidents du jour d'Halloween sont de mauvais présages.
Crissement de pneus, derrière moi à gauche puis plus rien. Il faut attendre les nouvelles.
Un homme promène son chien, téléphone à l'oreille.
Une femme promène son chien, téléphone à l'oreille.
Un enfant promène son chien, téléphone à l'oreille.
En réalité, en cette heure matinale, le parc est envahi de chiens accompagnés de leurs maîtres. Je crois que tous les maîtres téléphonent, tous les chiens pissent. Un chien s'approche de moi...
Avoir les pieds mouillés le jour d'Halloween, ah ça : non !
Un petit vent me ramène la plume de malheur, toujours pointée vers moi, accusatrice. Décidément, que me veut-elle ?

Chapitre 3
Le chien passe indifférent.
Devant moi, la voiture de pompiers s'ébranle. Sans bruit.
C'est bien. Je n'aime pas les hurlements des sirènes de pompiers le jour d'Halloween. C'est mauvais signe.
A mes pieds la plume a disparu. Je respire, le nez au vent, les yeux fermés. L'air est frais bien que un peu humide. Cela fait du bien.
Un rouage crisse de manière régulière. Ce bruit m'est familier. C'est comme un ronronnement qui me fait tout oublier. Aujourd'hui c'est Halloween, je verrai des enfants tard dans la nuit. Leurs cris me feront du bien.
Le crissement s'est arrêté.
La plume est à mes pieds, sa hampe pointée vers moi. Encore ? ! Que me veut-elle ?
Réfléchissons. Qui dit corbeau, dit sorcière, qui dit sorcière dit chat noir…
Je regarde autour de moi. Rien.
Ou plutôt si : deux yeux me fixent, là-bas, dans les buissons. Des yeux de chat. L'animal s'avance d'un pas, d'un pas de chat donc d'un petit pas silencieux et félin.
C'est un chat noir !
Malheur !
Il étire ses pattes de devant. Miaule. Recule d'un pas. Disparaît dans le buisson. Silencieusement. Et me fixe.
Il me revient à l'esprit cette histoire horrible où, la nuit d'Halloween, un chat noir avait consciencieusement déchiré tous les rideaux du magnifique château de Hamspotshire, dans le nord de l'Irlande, un château de 56 pièces. Le chat noir s'étirait avant de se lancer sur chaque rideau…
Je fixe le chat. Le chat me fixe.
On est le 31 octobre. Ce soir c'est Halloween !
Ce chat me fait peur.
Ou est la sorcière ?

Chapitre 4
Je fixe le chat noir, il me fixe.
La plume de malheur est à mes pieds, hampe pointée vers moi, accusatrice.
Il ne manque que la sorcière.
Bon sang, mais c'est bien sûr. Sur ce banc, là, à gauche du chat, cette femme en noire avec ses bas déchirés, son tablier gris moucheté sous son imper noir, son chapeau noir à larges bords. Je sens son regard sur moi. Un regard lourd, pesant. Elle ne bouge pas, immobile, comme prête à bondir !
Et derrière elle ? La preuve que c'est une sorcière ! Un balai est posé contre le tronc de l'arbre ! Un vrai balai de sorcière, un balai fait de branchages et au manche long, très long.
Tous ces signes sont contre moi ! Quel horrible Halloween en perspective !
Soudain des cris d'enfants ! Il sont au moins 15 ! J'ai peur pour eux ! La sorcière semble si forte, si concentrée ! Son chat noir est là prêt à bondir, à déchirer les vêtements des enfants. Je devine son corbeau, perché sur une branche qui observe tout cela de haut.
Je voudrais crier, crier pour faire éloigner les enfants, les faire s'échapper des terribles griffes de la sorcière ! J'ai le sang glacé, terrorisé, tétanisé.
Jamais, au grand jamais, on ne laisse des enfants en présence d'une sorcière le jour d'Halloween.
Et moi immobile, figé, par la sorcière, le chat noir, le corbeau … et aujourd'hui, c'est Halloween !

Chapitre 5
Les enfants sont trop nombreux.
Ils me rendent tout l'amour que je peux leur donner aujourd'hui, jour d'Halloween !
Celui-ci m'arrache l'oreille, celui-là me mets les doigts dans les yeux, ce troisième et ce quatrième s'attachent à mes jambes, quant au cinquième, il me serre la bouche.
Ils me couvrent, n'embrassent, m'enlacent, me chevauchent, m'aiment !
Comment est-ce possible !
Ils sont si joyeux et pourtant si vulnérables ! Si inconscients !
Comment leur dire qu'une sorcière attend son heure, là, à deux pas ! Accompagnée de son chat et de l'un des ses corbeaux ! Tiens, la plume de malheur n'est plus à mes pieds ?
Les femmes qui accompagnent les enfants sont plus loin, là-bas, de l'autre côté, discutant entre elles et les surveillant de œil.
La sorcière ne bouge pas, prête à bondir, à jeter ses sorts de malheur.
Les accompagnatrices des enfants mettent de l'ordre.
J'entends le crissement familier.
Un cheval ne fait que passer.
Son cavalier est fier.
Je suis perdu dans mes pensées.
Un liquide coule sur mes yeux.
Un liquide rouge.
Du sang !

Chapitre 6
Le crissement familier reprend sous les cris joyeux des enfants.
Je sens un doigt humide entre mes yeux qui lèche le sang rouge et frais. La main sort d'un vêtement noir !
Dracula ! C'est Dracula !
Et si je lui disais d'attaquer la sorcière ? Il la mordrait et la tuerait avant qu'elle n'ait eu le temps de sortir son ail et sa croix !
Le crissement s'arrête. L'enfant descend de mon dos.
" C'est fini " crie l'une des accompagnatrices.
" Moi je veux un autre tour " crie un enfant, " je veux remonter sur le cochon rose qui monte et qui descend. Ma glace à la fraise est tombée j'en veux une autre ! ".
" Non, Steve, c'est fini ! Il faut rentrer et se préparer à Halloween. Viens mon petit Dracula mignon ! ".
Les enfants s'éloignent. La voiture de pompiers n'a plus de conducteur, le cheval plus de cavalier.
Le balayeur a repris son balais.
La vieille dame en noir, se lève lourdement de son banc, comme endormie, reprend son sac d'ou dépassent les poireaux et menace le chat noir qui s'éloigne fièrement en sens inverse, la queue bien dressée et le pas hautain.
D'autres enfants s'approchent, à chacun son tour…
Et moi, le petit cochon rose du manège, je suis tout fière d'être comme un cheval qui saute l'obstacle, pattes tendues devant et derrière, je monte et descends en entendant le crissement familier du manège.
Ce soir c'est Halloween … et j'adore me faire peur…

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La dame blanche

C'était il y a longtemps, on racontait des histoires sur une certaine dame blanche.

Des chauffeurs auraient aperçu sur la route, une jeune fille très belle et qui semblait très pâle, presque fantomatique.

Cette jeune fille faisait du pouce pour pouvoir retourner chez elle.
Un chauffeur l'aurait embarqué et lui avait demandé o
ù elle allait. Elle lui donna l'adresse. Alors le chauffeur la conduisit à l'endroit indiqué car lui aussi se rendait dans les alentours du même endroit.
Pendant tout le long du trajet la jeune fille demeurait silencieuse et répondait à peine aux questions que lui posait le chauffeur, qui voulait se montrer sympathique. Il ne réussit qu'à savoir son nom; Margaret.

Arrivés enfin à destination le chauffeur se retourna pour dire à la jeune fille qu'ils étaient arrivés mais...elle avait disparu ! Intrigué, le brave homme alla frapper à la porte de la demeure que la jeune fille lui avait indiquée. Une vieille femme à la mine fatiguée répondit et lui demanda, sur un ton brusque, ce qu'il voulait. Il lui demanda si une certaine jeune fille répondant au nom de Margaret vivait ici.
La vieille femme parut effrayée mais répondit: "Oui, il y avait bien une Margaret qui vivait ici il y a bien longtemps. Un jour, alors qu'elle faisait de l'auto-stop sur le bord de la route, un homme l'embarqua et l'assassina. Elle ne put jamais retourner chez elle et depuis ce temps, à chaque année, elle revient, sur le bord de la route et essaie de revenir chez elle afin de connaître le repos éternel".

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La vieille dame

Marine était une jeune fille tout ce qu'il y a de plus charmant. Elle était serviable envers tous ceux qui avaient besoin d'elle. Depuis peu, elle aidait une de ces vielles voisines qui ne pouvait se déplacer facilement. Elle lui faisait ses courses.

Un soir, le 31 octobre pour être plus précis, elle alla chez cette dame pour lui apporter ses courses. Voyant Marine transie de froid la vielle dame l'invita à boire une tasse de thé. Pour la première fois Marine entrait chez cette dame. D'habitude elle allait directement mettre les courses dans un cagibi attenant à la maison.

L'intérieur de la maison était assez triste. Les meubles, vieux et sombres, étaient couverts de poussière; des chats étaient couchés un peu de partout, Marine eut l'impression qu'ils la fixaient du regard. Une odeur âcre flottait dans chaque pièce, l'air était difficilement respirable.

La vieille dame convia Marine à s'asseoir sur un des rares fauteuils non occupés par un chat. La dame partit dans la cuisine faire chauffer de l'eau pour le thé. Marine en profita pour regarder tout autour d'elle. Sur les murs étaient disposés des tableaux sombres représentants des paysages orageux, des gens miséreux. Mais ce qui attira particulièrement l'attention de Marine, c'était toute une série de portraits de jeunes filles de son âge qui avaient l'air terrifiées ou alors d'une extrême tristesse. De tous ces portraits se dégageaient une incroyable douleur.

La vieille revint au salon en portant un théière bouillante. Marine se leva pour l'aider, elle saisit la théière et la posa sur la petite table. La dame la remercia et s'assit. Elle expliqua à Marine que le thé qu'elle avait préparé était à la cerise, que c'était sa défunte fille qui l'avait fait juste avant de mourir l'été dernier. Le thé coula rouge comme du sang. La vieille dame demanda à Marine de lui raconter ce qu'elle faisait de ses journées à part aider les vieilles personnes. Marine commença à raconter qu'elle faisait de la danse, qu'elle chantait mais elle n'eut pas le temps de finir, la vieille dame se leva et expliqua à Marine qu'elle aimait bien prendre en photo les jeunes filles qui venaient l'aider. Elle attrapa un petit appareil posé sur la commode derrière elle et le déposa à côté de sa tasse. Elle incita Marine à boire son thé alors qu'elle lui parlait de ses petits-enfants qui ne s'occupaient jamais d'elle. Marine porta à ses lèvres la tasse bouillante tout en écoutant les histoires de la dame. Le thé lui glissa dans la gorge. Elle se mit alors à crier et à recracher son thé. "Mais...mais c'est...du sang !"

Elle devint alors livide lorsqu'elle vit le regard cruel de la vieille dame. Celle-ci se leva et saisissant l'appareil photo dit d'une petite voix terrifiante : "Enfin tu es à moi pour toujours !" Elle prit en photo Marine qui s'écroula aussitôt. La vieille dame développa la photo et la mit avec les autres portraits. Elle lui avait volée son âme et l'avait enfermée dans le portrait. La vieille dame prit le corps et l'emmena dans une pièce fermée à côté de sa chambre et l'assit sur une chaise au milieu de toutes les autres, elle dit alors d'une voix nasillarde : "à la prochaine" et disparut comme par enchantement.
Des centaines de jeunes filles disparurent ainsi chaque 31 octobre et ce pendant des centaines d'années.

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Le chien

C'est une femme qui a un labrador et tous les soirs avant de se coucher elle caresse la tête de son chien.
Un soir comme tous les soirs elle caresse la tête de son chien et va se coucher.
Là elle entent un bruit : tic tic tic.
Elle va à la cuisine voir si le robinet est bien fermé : oui !
Elle caresse la tête de son chien est va se recoucher.
À nouveau elle entend : tic tic tic.
Elle va à la salle de bain : tout est en ordre.
À nouveau elle caresse son chien et va se coucher.
Encore une fois, elle entend : tic tic tic.
Elle va aux toilettes et là elle voit la tête de son chien accrochée avec les gouttes de sang qui tombent en faisant tic, tic, tic.

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Le livre de votre vie

C'est l'histoire d'un jeune couple qui venait d'aménager dans un vieux manoir sombre. La première nuit, la jeune femme ne se sentait pas rassurée; malgré tout ce que lui disait son mari pour la rassurer, elle n'arrivait pas à dormir. Afin de se changer les idées, elle décida d'aller dans la bibliothèque et de lire un peu. Elle prit un livre au hasard. Il n'y avait que des images.

Sur la 1ère image, elle vit une femme qui lui ressemblait, dans une bibliothèque, avec un livre dans les mains; mais elle n'y fit pas attention.

À la 2ème page, elle vit la même femme mais derrière celle-ci, la porte de la bibliothèque s'ouvrait; elle se retourna, la porte était fermée.

Sur la 3ème page, la porte était grande ouverte et un homme sans visage était entré; elle regarda par dessus son épaule, il n'y avait rien, elle alla fermer la porte à clef.
Elle regarda la dernière page du livre, l'homme était juste derrière elle, le bras levé tenant un couteau...

Le lendemain matin, le mari se réveilla et ne trouva pas son épouse, il l'appela et se décida à aller voir dans la bibliothèque. Il trouva la porte fermée, il frappa mais rien. Inquiété, il enfonça la porte et trouva sa femme poignardée...

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Marie-Blanche

Lorsque j'étais toute petite, notre école se trouvait à côté d'un cimetière étant donné que cet établissement avait déjà servi de couvent pour les bonnes soeurs et à l'approche de la fête d'Halloween, les enfants ne cessaient de se raconter des histoires effrayantes à propos de ce cimetière pour se divertir un peu tant cette soirée qui approchait à grands pas les excitait.

Quelques jours avant cette fête, les plus âgés de l'école commencèrent à parler d'une légende qui était étrangère à toutes celles que l'on avait pu entendre. Intriguées, moi et quelques-unes de mes amies nous décidâmes d'aller interroger celle qui pouvaient nous éclairer sur ce sujet. Durant une de nos récréations, nous allâmes demander à ma soeur aînée de nous parler de cette légende que seuls les plus vieux connaissaient. À ma demande, un frisson lui parcoura le dos et, d'un air grave, elle me répondit:

"Tu veux VRAIMENT connaître la légende de Marie-Blanche? Très bien, je vais te la raconter, mais si je fais cela, c'est pour te mettre en garde. Voilà: À l'époque où notre école n'était qu'un couvent, une jeune femme nommé Marie prononça ses voeux de chasteté à contrecœur car elle espérait, en devenant soeur, échapper aux souffrances que pouvait lui infliger l'amour. Elle avait si peur de tomber en amour et d'être déçue tant elle avait vu de femmes aux cœurs brisés qu'elle offrit son existence à Dieu.''

Mais Marie était une très belle femme et un an après avoir prononcer ses voeux, ce qui devait arriver arriva. Elle tomba amoureuse du jeune homme qui s'occupait d'allumer les cierges et de nettoyer ceux-ci à l'aide d'un petit couteau pour récupérer la cire. Leur amour, bien que secret, fut vrai et jamais Marie ne fut déçue. Mais en agissant ainsi, Marie avait désobéi à son devoir de chasteté et lorsqu'elle mourut, elle fut condamnée à hanter les lieux où elle avait vécu et à pleurer son malheur. Depuis ce temps, on dit que, le jour d'anniversaire de sa mort, soit un 27 Octobre, si on se trouve dans une pièce non éclairée et qu'on tient un couteau dans une main et une chandelle allumée dans l'autre devant un miroir et qu'on prononce cent fois le nom "Marie-Blanche", Marie apparaîtra dans le miroir, portant une robe blanche, remplie de tristesse et de douleur. Mais si je te dis tout cela, c'est parce que moi et quelques copines nous avons tenté cette expérience devant le miroir du vestiaire des filles et crois-moi, jamais nous n'avons crié aussi fort en même temps lorsque Marie est apparue dans cette glace. Alors, je te conseille de ne pas en faire autant si tu ne veux pas te trouver en face du vrai visage du désespoir."

Sur ce, moi, ma tête de cochon et mes amies nous décidâmes de faire cette expérience pour en avoir le coeur net. C'est ainsi que moi et mes amies nous nous retrouvâmes, le jour du 27 Octobre, dans le vestiaire des filles, moi devant le miroir avec la chandelle et le couteau en mains et mes amies autour de la pièce. Le mot "Marie-Blanche" écrasa le silence cent fois et lorsque que j'eus fini de le prononcer, la plus triste et la plus fantomatique des femmes apparut dans le miroir. Ma peur était si forte que la chandelle et le couteau échappèrent à ma prise et la pièce devint aussi sombre que l'intérieur d'un four. Je n'entendais plus que les cris de mes amies et mon coeur qui battait la chamade. Heureusement, à travers notre frayeur, l'une d'entre nous eut le bon sens d'allumer les lumières et lorsque tout fut clair la panique cessa et nous sortîmes le plus vite que possible de la pièce.

Aujourd'hui, je suis à l'Université et je sais que chaque année, un peu avant la fête d'Halloween, pendant que les plus petits se racontent des histoires effrayantes, quelques personnes se rassemblent dans le vestiaire et appellent une jeune femme qui n'aura sans doute jamais le repos éternel. Mais qui sait, peut-être qu'un jour une personne aura le courage qu'il faut pour garder une chandelle allumée pour que Marie-Blanche voie le chemin qui la mènera vers l'éternité à travers la noirceur de son désespoir...

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